Nantes n’a malheureusement pas fini de compter ses morts que le narcotrafic, exacerbé par des décennies d’impuissance locale, lui impose. C’est ainsi qu’hier soir, un jeune a été tué par balle, dans le quartier de Halvêque. C’est le troisième en trois semaines, et la piste du trafic de drogue est sérieusement étudiée.

Pourtant, la classe politique locale riait quand le Rassemblement national (RN) était le seul à dire, depuis des années, que Nantes était devenue un cartel, un mouroir à ciel ouvert… Mais ceux qui refusent la réalité sont complices de cet ensauvagement ! Johanna Rolland est de ceux-là.

Rolland a été réélue maire de Nantes en mars dernier ; la ville s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, et le mois de mai, marqué par ces trois fusillades mortelles, en est l’effroyable bilan. Face à cette sauvagerie quotidienne, sa responsabilité est écrasante. Prisonnière volontaire de son alliance clientéliste avec la France insoumise (LFI), elle refuse obstinément d’armer notre police municipale, rendant de fait impossible toute mesure d’ordre public face aux racailles, et ne présente aucune mesure sérieuse sur la délinquance des mineurs.

Les rares fois où la maire d’extrême gauche évoque le narcotrafic qui gangrène dorénavant toute la ville, c’est pour réclamer naïvement des « renseignements », comme si l’identité des auteurs et les sources du trafic n’étaient pas visibles pour tout un chacun. C’est pitoyable et alarmant. Il faudra mener une lutte absolue face au narcotrafic ; ce n’est pas avec des mesurettes laxistes qu’on endiguera ces criminels.

Tirs à balles réelles qui transpercent les murs des logements, exportation de la délinquance nantaise jusqu’à La Baule-Escoublac, commerçants du passage Pommeraye acculés à la désertion par les trafiquants : depuis des semaines, Nantes fait, une fois de plus, tristement la une de l’actualité nationale. Ce qui ressort cruellement de cette triste publicité pour les Nantais, c’est l’incapacité flagrante de Rolland à assurer la tranquillité publique la plus légitime pour les habitants.

Où est le commissariat promis place du Bouffay ? Où sont les effectifs tonitruamment annoncés sur tous les plateaux télévisées pendant l’entre-deux-tours de l’élection municipale ? Ce sont encore des promesses non réalisées, et un énième renoncement laxiste de Rolland.

Pour sa part, le RNl de la Loire-Atlantique considère que Nantes, sous Rolland, a capitulé face à l’ultra-violence et aux lois du cartel, et rappelle que cet ensauvagement n’est pas une fatalité. Les mesures présentées par le RN sont les seules à même de cesser cette spirale, s’il n’est pas encore trop tard.

Bryan Pecqueur

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