
Ce mardi, un article publié dans le quotidien Ouest-France évoquait la politique de lutte contre le narcotrafic mise en place par la Préfecture de la Loire-Atlantique. Ainsi, nous apprenons que deux commerces situés à Saint-Herblain sont menacés de fermeture administrative au motif que les commerçants feraient preuve de « complaisance » à l’égard des trafiquants de drogue qui agissent devant eux. Il est vrai que désormais, la racaille ne prend même plus la peine de se cacher pour exercer ses activités lucratives illégales, tant l’absence de réponse pénale face à ce fléau demeure. Néanmoins, faut-il pour autant considérer comme complices ceux qui en sont les premiers témoins, et parfois même les premières victimes ?
Si cette décision peut laisser penser que les pouvoirs publics ont enfin réalisé l’ampleur des dégâts consécutifs à des années d’inaction et de laxisme et qu’ils sont enfin décidés à agir, ne soyons pas dupes pour autant. Car cette mesure reflète surtout un manque de courage de la part de l’exécutif.
En réprimant les commerçants, l’État non seulement ne règle aucunement la problématique, mais envoie aussi un message fort aux criminels : celui qu’ils vont pouvoir continuer à enfreindre les lois de la République parce que ses gouvernements successifs n’ont pas le courage de combattre les bonnes personnes et de donner aux institutions les moyens qui s’imposent dans cette guerre contre a drogue.
En reprochant à ces professionnels une supposée « complaisance » avec ces voyous, qu’attend réellement l’État d’eux ? Qu’ils fassent le travail de la Police ? On leur rétorquera immédiatement qu’en France, on ne se fait pas justice soi-même. Ce qui est vrai. Il revient donc à l’État de prendre ses responsabilités.
Toutefois, à travers cette menace de fermeture, c’est une inversion des responsabilités qui se dessine. Étant incapable de prendre les mesures régaliennes nécessaires pour faire face à ces individus, le Gouvernement donne le sentiment de réserver sa fermeté à ceux qui lui sont accessibles, tout en se montrant impuissant face à ceux qui contestent quotidiennement son autorité.
Face à cette énième illustration de la lâcheté du gouvernement et de son incapacité à résoudre les problèmes des Français, il devient urgent de renouer avec une politique qui s’attaque réellement aux trafiquants plutôt qu’à ceux qui subissent leurs agissements. C’est le sens des propositions portées par le Rassemblement national (RN) et ses alliés.
Victorien Tiger
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