
Nantes continue de faire parler d’elle, et toujours de la même manière : une nouvelle fusillade, qui a coûté la vie à un jeune homme de dix-neuf ans dans la nuit du 27 au 28 juin, sur un parking de centre commercial. C’est un drame de plus, qui vient s’ajouter à ceux qu’a connus Nantes ces dernières semaines, pour le terrible bilan de cinq morts en deux mois.
Si les pouvoirs publics prétendent mesurer la gravité de la situation et se disent déterminés à gagner cette guerre contre le narcotrafic, et plus généralement contre l’insécurité, force est de constater qu’il ne s’agit ici que de communication. Il y a les paroles, et il y a les actes. Les gouvernements qui se succèdent maîtrisent peut-être l’art de la parole ; il n’en demeure pas moins que les actes, eux, se font attendre.
Ce phénomène d’insécurité s’est d’ailleurs banalisé, et étendu à tout le territoire national. À Nantes toutefois, la mairie socialiste, désormais alliée à la France insoumise (LFI), a pendant trop longtemps refusé de regarder la réalité en face, par pure idéologie. C’est également par idéologie, mais aussi par manque de courage, que les diverses formations politiques ont systématiquement écarté les propositions du Rassemblement national (RN) et de ses alliés, simplement parce qu’elles émanent de la prétendue « extrême droite ».
Pourtant, la sécurité, première des libertés, ne devrait pas être un sujet clivant. Il est invraisemblable que de tels actes continuent d’avoir lieu, dans l’impunité la plus totale, au motif que ceux qui sont aux responsabilités refusent de mettre en place les mesures qui s’imposent parce qu’elles sont considérées comme disproportionnées ou parce qu’elles proviennent de leurs opposants. La sécurité des Français devrait mettre tout le monde d’accord. La situation s’aggrave chaque jour, et ce n’est pas un tweet du ministre de l’Intérieur qui aura un quelconque effet sur ces racailles.
Jusqu’à quand, en parlant de l’actualité de Nantes, égrènera-t-on cette chronique du crime ? Au-delà du renforcement des effectifs de police dans les quartiers les plus touchés, c’est une réponse d’ordre juridique qu’il convient d’apporter. Chacun devra mettre son égo de côté et ainsi accepter qu’il faille des mesures draconiennes, comme le propose le RN depuis des années.
Victorien Tiger
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