Les événements survenus ce lundi à Couëron marquent une escalade inquiétante. En effet, une quarantaine de militants associatifs, accompagnés d’élus de gauche et de membres de collectifs pro-Roms, ont tenté d’imposer un rendez-vous au maire Axel Casenave au sein même de l’Hôtel de ville, concernant la situation des Roms dans la commune. Face à cette tentative de passage en force, les gendarmes ont dû intervenir pour reconduire cette délégation hors des lieux.

Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique dénonce une stratégie assumée de pression quotidienne, certains militants annonçant déjà leur intention de revenir « tous les jours » jusqu’à obtenir satisfaction. Cette méthode, qui consiste à exercer un rapport de forces permanent sur un élu local, est inacceptable dans un État de droit. Derrière ces actions, il y a une revendication claire : contraindre la municipalité à organiser et financer, directement ou indirectement, le maintien d’un campement illégal au mépris évident du droit de propriété et contre l’aspiration majoritaire des Couëronnais à ce que des Roms résident en permanence sur un territoire où ils n’ont rien à faire.

Face à cette situation, nous apportons notre soutien au maire de Couëron. Comme tant d’autres, il subit aujourd’hui les conséquences d’un vide politique organisé au sommet de l’État, où vis-à-vis des Roms, aucune ligne claire n’est assumée : ni fermeté dans les expulsions, ni politique de retour, ni contrôle effectif des installations. Cette situation, que nous avions dénoncé ces derniers mois à Nantes, en inspectant et dénonçant la présence d’installations roms à Bellevue et Doulon, tend de fait à s’étendre à bien des points de la métropole ; extension d’un problème dont Couëron, paisible commune, se trouve aujourd’hui être une triste illustration.

Gauthier Bouchet
Jocelyn Gillet

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