Face au recours déposé mercredi dernier par le Rassemblement national (RN) devant le tribunal administratif de Nantes après l’attribution d’une subvention de cinquante mille euros à l’ONG SOS Méditerranée, le groupe socialiste Loire-Atlantique à gauche s’enferme dans une posture morale bien-pensante. En versant une telle somme, la majorité départementale ne fait pas œuvre de la solidarité ; elle instrumentalise l’impôt des habitants de la Loire-Atlantique pour financer une structure qui alimente, de fait, les réseaux de passeurs de clandestins en mer Méditerranée. Il s’agit là d’un détournement des compétences départementales : le rôle de notre collectivité est d’entretenir nos routes, de soutenir nos ainés, de protéger notre enfance, d’accompagner les plus fragiles par son rôle en termes d’action sanitaire et sociale… et pas autre chose !

L’argent des Ligériens n’a pas vocation à financer l’idéologie sans-frontiériste d’une ONG. Alors que nos services publics locaux manquent de moyens et que le pouvoir d’achat des Ligériens s’effrite, donner plusieurs dizaines de milliers d’euros à une association militante relève d’une provocation. En se réfugiant derrière de grands principes humanitaires comme elle vient de le faire ce vendredi par voie de communiqué, la gauche départementale montre qu’elle se place au-dessus du droit international.

Cette attitude, la Justice tranchera si elle correspond, ou non, de ce qui est attendu d’une collectivité publique. Le tribunal administratif jugera la légalité de cette délibération. Et le RN de la Loire-Atlantique continuera pour sa part d’employer toutes les voies politiques et de droit pour remettre le Département au service strict de ceux qui y vivent et travaillent.